A Copenhague, l’humanité a rendez-vous avec elle-même
Puisque l’humanité change le climat, elle va devoir le gouverner. Or celui-ci est un tout, indivisible. Le climat de
chaque pays et de chaque région est le résultat des choix et des pratiques de tous les autres.
La préparation de cette négociation sur le climat, qui suit celles de Rio et de Kyoto, est fondée sur un diagnostic
scientifique clair. Le réchauffement du climat doit être contenu à moins de deux degrés, ce qui implique une
division par deux des émissions de gaz à effet de serre. Copenhague va décider de la température terrestre pour
ce siècle. C’est là une décision qui exige un accord mondial non seulement sur les trajectoires d’émissions des
pays mais aussi sur une garantie d’accès de tous au développement. Ces enjeux sont d’ailleurs la cause pour
laquelle la négociation a rencontré d’innombrables difficultés.